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 LE PLEUR DE L'ASSASSIN, TOME I DU CYCLE ISFANDRE UN ROMAN DE THIBAULT GUILLERM (DUVODAS)

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MessageSujet: LE PLEUR DE L'ASSASSIN, TOME I DU CYCLE ISFANDRE UN ROMAN DE THIBAULT GUILLERM (DUVODAS)   Jeu 1 Aoû - 23:16

LE PLEUR DE L'ASSASSIN
CYCLE ISFANDRE TOME I
AUTEUR : THIBAULT GUILLERM
PROLOGUE : PARTIE I/III

Falizad, lieu indéterminé

Une silhouette indistincte s'élançait. Ses membres esquissaient des gestes souples, rapides comme le vent, flous et tourbillonnants telles des rafales d'été. Le corps de l'homme luisait de sueur, ses muscles s'échauffaient dans une inlassable mécanique. Une mécanique aux rouages de férocité, de maîtrise, huilée de secrets ancestraux. Fendant l'espace du tranchant de ses mains tendues, sautant et virevoltant, il menait un combat contre le vide et la fatigue. Son crâne rasé ruisselait, tandis que les tatouages à la surface de sa peau, serpents bleus enroulés autour de son cou, de son buste et de ses bras, mangeaient son corps à la couleur ambrée.

Dans le temple de Falizad, le Gardien veillait. Une lourde responsabilité pesait sur lui : celle de garder l'Ancienne Magie. Il en était le détenteur, elle était son fardeau. Il demeuraient liés dans leur antre de pierre. En ce lieu isolé, l'homme et la magie ne faisaient qu'un. La symbiose parfaite, la communion totale. Le Ründar se voyait confier la survie de l'humanité, la clé du chaos ou la promesse d'un monde dévasté s'il échouait dans sa mission.

C'était pourquoi l'entrainement intensif demeurait un moyen de se fortifier, de garder la pleine possession de ses moyens pour ne pas faillir. Car le corps ne devait pas constituer une faiblesse, au même titre que l'esprit, il devait disposer de toutes ses armes dans l'exercice de sa fonction quasi-divine. Et dans ce grand bâtiment de pierre, écrin de la force légendaire des runes, l'homme s'entraînait, se déplaçait en silence, redoutable et déterminé. Il était le Ründar, le seul être sur Ktaan à pouvoir contrôler la furie des dieux.

Il entama une série d'actions acrobatiques, frôlant le sol, se relevant avec la vivacité du chat. Sa respiration haletante témoignait d'une lutte intense contre ses propres limites. Il refusait la douleur, mais se jurait de la faire connaître à ceux qui tenteraient de braver sa loi. Une loi simple : celui qui aspire à passer la porte, celui qui aspire à s'approprier la Rune mourra de la main du Gardien ou bien d'elle-même. Ainsi se voyait dictée la volonté des forces suprêmes.

L'homme cessa ses exercices. Il marcha jusqu'au fond de la vaste pièce pour s'emparer d'une serviette de coton et s'épongea le visage, puis le torse avant de la reposer sur le meuble de bois brut. Son corps puissant palpitait encore et des crampes le nouaient en certains endroits, alors que des tremblements le prenaient dans les jambes. L'exercice physique engendrait beaucoup de plaisir sur l'instant, mais les répercussions se faisaient violentes quand ce premier effet se dissipait. L'équilibre régissait une fois de plus le monde.

Le soleil déversait ses rayons dorés sur les hautes montagnes. Ces géantes à la chevelure blanche en devenaient blondes. Elles se découpaient alors sur ce fond azuré, étincelantes dans les cieux. Elles ressemblaient à des sentinelles millénaires, observatrices contemplatives de la ruine d'une race autrefois prospère. Le Ründar s'assit en tailleur, au-dessus de la dernière centaine de marches grises qui menaient au temple. Les paupières closes, il guettait le moindre son, le plus léger murmure. L'oeil était aveugle, mais l'ouïe saisissait tout. Il percevait le gémissement plaintif du vent sur les flancs écorchés de la chaîne de Falizad. Il entendait un éboulement au loin, le cri de l'aigle en chasse, le couinement du rongeur, débusqué par le rapace. Et le son de pas sur le sol, le craquement de la neige où s'enfonçait la botte d'un aventurier. On approchait. Les voyageurs - car il s'agissait manifestement d'un groupe - étaientils animés de bonnes ou de mauvaises intentions ? Aspiraient-ils à l'interdit, ou seulement à un gîte pour la nuit ? Seul le second cas se verrait accepté.

Les arrivants émergèrent à l'angle d'un coude formé par l'escalier ourlant la paroi rocheuse. Cinq hommes, vêtus de fourrures, supportant le poids de lourds sacs de voyage, piétinaient dans une épaisse couche de neige avant d'atteindre les dernières marches. Ils progressaient en file indienne : le passage n'était pas assez large pour que deux marcheurs ne l'empruntent de front.

Le Ründar observa le visage du premier, à quelque cinquante mètres de l'entrée. Ils ne l'avaient pas encore vu, mais lui distinguait la lueur de convoitise sur les traits de l'homme de tête. Ils venaient donc défier la parole des dieux.
Dès lors, la loi du Gardien devrait être appliquée.

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MessageSujet: Re: LE PLEUR DE L'ASSASSIN, TOME I DU CYCLE ISFANDRE UN ROMAN DE THIBAULT GUILLERM (DUVODAS)   Ven 2 Aoû - 22:52

LE PLEUR DE L'ASSASSIN
CYCLE ISFANDRE TOME I
AUTEUR : THIBAULT GUILLERM
PROLOGUE : PARTIE II/III

Yrter, tête baissée, gravissait les marches de pierre depuis le début de la matinée. L'astre solaire commençait à poindre derrière les montagnes lorsqu'il avait pris la route. Et maintenant qu'il déclinait, un mois après la première foulée, le voyageur et ses quatre compagnons entrevoyaient avec soulagement la fin de leur pénible ascension.
— J'ai mal aux pieds ! se plaignit Jamus, pour la énième fois.
Yrter fut pris d'une furieuse envie de l'attraper par la peau du cou pour le balancer dans le vide. Quel crétin !
L'homme jouissait d'une renommée toute particulière parmi la petite communauté des chasseurs de trésor et autres aventuriers de la Monarchie. Il organisait régulièrement des expéditions à travers le continent occidental, une fois qu'une quantité suffisante d'informations lui parvenait. Bien entendu, sa profession l'obligeait à remettre sa subsistance au hasard, car Yrter partait en quête de légendes. Il chassait des chimères et parfois, les histoires se révélaient fondées.
Alors il amassait une petite fortune dont une part minoritaire revenait à ses compagnons. Lui, remportait la richesse et la gloire.
Ses pensées retournèrent alors à Jamus. Depuis qu'il l'avait autorisé à rejoindre leur groupe, les journées se faisaient de plus en plus épuisantes pour les nerfs.
Le jeune mercenaire n'avait cessé de clamer ses talents d'épéiste à qui voulait bien l'entendre sur la place de la cité maritime d'Apreport. Convaincu, Yrter l'avait embauché, mais maintenant il s'inquiétait.
Son flair légendaire l'avait-il trahi ? Perdait-il son talent pour juger les hommes ?
— Si tu la fermes pas, Jamus, je t'écorche le fion pour t'en faire un ragoût !
Rishrim et sa délicatesse légendaire... Lui au moins ne se révélait pas être un mauvais investissement pour le plus grand chasseur de trésor de Filtaris. Il l'avait sorti de mauvais pas d'innombrables fois. Les situations extrêmes étaient son plat quotidien, dans les steppes du nord, et le barbare velu triomphait toujours.

Quant aux deux derniers, Pole et Calvan, des jumeaux déserteurs de l'armée royale, ils préféraient rester silencieux, prenant sur eux. La bêtise de leur camarade ne leur faisait ni chaud ni froid. Tant qu'ils touchaient leur argent, ils ne se plaignaient de rien. C'était ce que leur chef appréciait chez eux, et davantage encore en ce moment, alors que Jamus était d'une humeur massacrante. Il serait bien temps de se débarrasser de ce freluquet une fois le butin en poche... personne ne s'en apercevrait, dans ces montagnes.

Le chef du groupe, toujours en tête, leva les yeux vers l'horizon. L'astre solaire plaquait la roche grise de sa dorure. On aurait cru le grand palais d'Ivapolis.
À la pensée de cette richesse, le cupide chercheur de trésor redoubla d'efforts.
Cette fois-ci, il ne sillonnait pas des terres inconnues en quête d'or, mais d'un butin plus précieux encore.
Un artefact qui lui assurerait l'opulence pour le reste de sa vie. Et il en serait fini du chasseur de prime, de l'aventurier inconnu et de sa troupe de mercenaires crasseux.
L'expédition devait rester secrète, car le groupe se lançait à la recherche d'un pouvoir si puissant que les grandes puissances du monde entier les auraient poursuivis.
Ils revêtaient donc l'apparence de simples pèlerins, et quittaient le monde civilisé, enveloppés de toges de laines et de manteaux de fourrure. Si Rishrim pouvait semer le doute ainsi vêtu, les autres semblaient tout à fait crédibles.Yrter était bien décidé à conserver officieusement le légendaire trésor pour satisfaire ensuite le seigneur le plus offrant.

Les cinq marcheurs s'arrêtèrent au pied de la dernière volée de marches menant au temple, contemplant avec respect l'ancien bâtiment. La roche avait été taillée avec tant de précision, d'application. Il ressortait de ses colonnes et de ses fresques extérieures un amour profond pour cet endroit reculé du monde.
Cet endroit relevait de la légende. Un jour, une prêtresse avait eu la vision d'un pareil lieu renfermant la puissance de mille armées. Personne ne prêtait crédit à ce genre de visions, trop occupé par ses affaires. Les prêtresses douées du don de Vision n'étaient sollicitées que pour régler des problèmes aux conséquences immédiates ; ou du moins, fallait-il que les prémonitions concernent directement le seigneur pour qui travaillait la magicienne.
Mais Yrter vivait de ce genre d'évènements.
Si l'on faisait mention quelque part d'une histoire fantastique, il tendait l'oreille ; et si elle se révélait pleine de promesses, il prenait la route. Sur le côté, Yrter fut frappé par la vision d'une statue de pierre grise.
Le niveau de détails et de finition de l'objet était stupéfiant. Il cilla en croyant apercevoir la lueur d'un regard flamboyant au fond des deux puits de ténèbres qu'étaient les orbites de l'oeuvre. L'air des hauteurs lui jouait des tours.
Puis la nature vénale de ces hommes reprit le dessus.
Ils s'arrachèrent violemment à leur observation pour entreprendre la dernière montée qui les mènerait à la vie de roi.
Yrter soupira. Il arrangea son manteau de fourrure et la bretelle de son sac sur son épaule et suivit ses compagnons.

En haut, le sol était plat, lisse et glacé. Le reflet hideux de Rishrim apparaissait aux autres comme dans un miroir.
La pierre avait été polie avec application et l'entrée était entretenue, on n'y trouvait nulle trace de neige, de glace ou d'autre saleté.
Les colonnades arboraient de fines ornementations.
Des arabesques raffinées se mêlant et s'entremêlant, des scènes de paix et de prospérité, figées à jamais dans la pierre par un burin expert.
Les bottes claquaient. Yrter eut la désagréable sensation de souiller le silence millénaire de ce lieu. Il arrachait au temple sa sérénité et le noyait dans sa convoitise malsaine pour transformer ces vieux murs en tombeau.
Le tombeau renfermant ce qui restait de la légende de la Rune. Les cinq hommes ôtèrent leurs manteaux de fourrure et leurs toges. En dessous de ces dernières, les guerriers exhibaient un véritable arsenal. Il n'était plus nécessaire de se cacher, désormais. Il marcha cependant dans les pas de ses camarades, s'enfonçant de plus en plus entre les gigantesques monolithes.
Pas une torche, pas un feu. Il faisait sombre, mais cela semblait étrangement apaisant. Tout ici était à sa place, ordonné pour satisfaire quelque divinité. La spiritualité, le rite planaient dans l'air, le saturait.
Les dieux se rendraient-ils compte de l'arrivée d'Yrter et de ses hommes ? Les puniraient-ils ? Si c'était le cas, personne ne sortirait jamais de cet endroit.

Mais que lui arrivait-il ? Il n'aurait jamais songé à de pareilles choses, autrefois. Il mollissait avec l'âge !
Ses hommes devaient voir en lui l'intrépide aventurier pour qui ils s'étaient engagés, pas un vieux croulant
de cinquante ans apeuré.
Il empoigna son épée, rassuré de sentir la garde métallique autour de ses doigts.
Un murmure. Les mercenaires se tournèrent et se retournèrent, les sens en alerte, prêts à dégainer leurs lames au moindre signe de danger.
— Ce n'est que le vent.
La voix d'Yrter avait résonné dans l'espace, grave et enrouée.
Rishrim, qui avait empoigné sa hache, la remit en place, à sa ceinture, le manche de bois contre sa hanche musclée.
Ils se détendirent quelque peu, mais avancèrent avec plus de prudence et de retenue.

Les ténèbres s'étendaient devant eux, menaçantes.
Qui pouvait savoir ce qui restait tapi dans l'ombre insondable ? Peut-être le noir était-il le siège de puissants maléfices, de périls jusque-là inconnus de l'humanité...
Les intrus marchèrent le plus silencieusement possible, les nerfs à fleur de peau. Ils s'étaient disposés en formation serrée autour de leur employeur et gardaient la main proche de leur arme, scrutant leur environnement angoissant.
Un second murmure.
Cette fois, on aurait pu y deviner des mots. Des mots terribles, lourds de menace. Des mots au sens terrifiant et au pouvoir incommensurable.
Jamus gémit comme un enfant apeuré. Cela lui valut une tape dans la nuque de la part du barbare. Le jeune froussard se massa le bas du crâne.
La main rugueuse du colosse avait endolori son cou, mais il n'avait aucun moyen de se venger face à un tel roc.
Il resta donc tranquille, ruminant son angoisse, le regard fou et le visage baigné de sueur. Sa lèvre inférieure lui faisait mal. Il l'avait mordu jusqu'au sang et le liquide chaud lui coulait dans la bouche et sur le menton, pour se mêler au duvet encore fin qui le parsemait.

Les paroles prononcées par le vent avaient une étrange consonance. La voix atone proférait une dimension mystique, incantatoire aux termes employés. Comme une formule magique...
Un frisson d'effroi parcourut l'échine d'Yrter.
Tel un ruisseau en hiver, le fin filet de transpiration qui courait le long de sa colonne vertébrale était froid et brûlant.
Il meurtrissait ses vertèbres, faisait naître des tremblements incontrôlables qui pouvaient le faire repérer dans l'obscurité. Resserrant son vêtement autour de lui pour se réchauffer un peu, il continua de marcher vers ses acolytes. Ces derniers semblaient craindre cette étrange force rôdante, tout comme lui, mais seul Jamus n'était pas assez courageux et endurci pour tenter de le dissimuler.

Un mot.

Un seul et unique mot, mais les cinq guerriers savaient désormais que la mort approchait. Ce mot signalait la fin de leur existence, la colère des dieux, le trépas de l'homme. La prononciation de la funeste syllabe laissa place à un moment de flottement terrifiant. Ce fut en ce moment même que tous prirent conscience de leur terrible situation. Puis une lumière aveuglante apparut, bleue, puis rouge, puis verte. Une aurore boréale dont l'incroyable flamboyance rebondissait contre les murs, le sol et le plafond. Au centre de ce maelström étincelant, une silhouette, bras écartés, regard levé vers le ciel.
Les cinq voyageurs crièrent. Ils faisaient face au Gardien.


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MessageSujet: Re: LE PLEUR DE L'ASSASSIN, TOME I DU CYCLE ISFANDRE UN ROMAN DE THIBAULT GUILLERM (DUVODAS)   Ven 2 Aoû - 22:53

LE PLEUR DE L'ASSASSIN
CYCLE ISFANDRE TOME I
AUTEUR : THIBAULT GUILLERM
PROLOGUE : PARTIE III (FIN)

Son corps était couvert de tatouages, de symboles étranges. On aurait dit une calligraphie inconnue, telle qu'on en trouvait dans les vieux grimoires. Mais cette fois, elle serpentait sur la musculeuse anatomie de cet homme chauve au regard dur. Dans ses yeux flamboyait la fureur glacée et sur ses traits, la confiance implacable du maître. Il était déterminé.
Bien qu'il sache la réponse, Yrter posa une question:
— Qu... qui êtes-vous ?
Le vieux voyageur maudit le tremblement de sa voix, l'usure de ses cordes vocales fragilisées par tant d'années d'existence. Il attendait maintenant la réponse, le regard rivé sur le sol, crispé à l'extrême.
Quel son aurait la voix de cet être quasi-suprême ? D'autres l'avaient-ils déjà entendue ?
— Je suis Toka, le Ründar et le Gardien de ces lieux.
Tel l'écho d'un cri de bête dans une caverne, les paroles du mage résonnaient, sépulcrales, au coeur du temple.
Il en émanait une telle force, une telle autorité, qu'ils ne suggéraient aucune réponse, même pas d'approbation. Quand le Ründar parlait, le reste du monde était intimé au silence.Le maître des runes continua.
— Je suis le protecteur de ces lieux et je me demande ce que cinq êtres tels que vous viennent y chercher.
Enfin je me le demandais, jusqu'à ce que je perçoive la lueur naissante dans ton regard, Yrter Farren.
« Tu es brave, certes, mais sais-tu faire la différence entre bravoure et inconscience ? Tu ne connais pas la limite de ta convoitise, la frontière de ta cupidité. C'est maintenant chose faite.
— Oui, Monseigneur... Je...
— Je ne suis pas ton Seigneur. Je suis le détenteur de ta vie et de celle de tes camarades. Vous êtes de frêles créatures, vous autres humains.
— Mais n'êtes-vous pas humain, vous-même ?
osa Rishrim, sans manifester la peur qui devait le ronger de l'intérieur.
- Qui peut le savoir ? Il n'y a pas assez de distinction en moi entre la chair et la magie. Et je vais vous en faire la démonstration, pour avoir tenté de braver ma loi.
« Vous croyez-vous supérieurs aux dieux pour avoir sali ce lieu de vos sombres convoitises ?
Un silence tendu et presque honteux stagnait maintenant entre les six individus. La scène était surréaliste pour Yrter. Cet homme était tout ce qui les séparait de la richesse et de la célébrité et il les empêchait de passer par la seule force de son verbe. Et il les avait clairement menacés.
Tous sortirent soudainement de leur torpeur.
Assez de palabres. Il était temps de passer à l'action.
Toka se tenait face aux cinq inconscients, impassible. Dressé, telle une digue contre la mer, rien ne pourrait le briser.Le maître des runes jeta un coup d'oeil au chef de la bande. Ce dernier venait d'esquisser un léger haussement du sourcil droit. Immédiatement, les jumeaux se jetaient sur lui, l'un par la droite, l'autre par la gauche.
Mais il était prêt et ces misérables créatures ne semblaient pas prendre conscience de sa puissance. Tant pis pour elles. Un coup s'abattit sur son flanc, l'autre en direction de son cou. Il se déhancha, laissant son premier assaillant s'affaler à terre. La seconde lame continuait sa course folle vers sa gorge, mais il l'esquiva en se fendant, avant de balayer les jambes du pathétique épéiste. Sans soutien, le corps chut.
L'affrontement n'avait duré que quelques secondes. Les deux frères, obstinés, se relevèrent pour se remettre en garde, mais ils savaient certainement le combat perdu. Il suffisait de discerner cette profonde désillusion, cet abattement, qui émanaient de leurs corps meurtris par les
coups redoutables de homme... s'il s'agissait bien d'un homme. Ses deux combattants allaient se faire massacrer, Yrter pris vite sa décision.
— Pole, Calvan, en arrière, Rishrim va s'occuper de lui.
Le barbare laissa échapper un petit rire féroce, réjoui de prendre enfin part à un duel. Sa main calleuse vint empoigner le manche de son arme avec détermination.
Yrter ne le regardait plus, tout ce qu'il voyait, c'était cette lueur qui émanait des mains du Gardien. Une brillance bleutée, électrique et qui n'augurait rien de bon.
Un sourire sur le visage du Ründar.
— Rishrim, fais attention ! À terre !
Trop tard, le corps musculeux de Toka s'élevait déjà dans les airs, lévitant par la force de quelque puissance inconnue. La lumière baigna le temple, illuminant ses moindre recoins. Toutes ténèbres avaient disparu, englouties par un flot pur à l'aura destructrice.
La magie dans les mains de cet être prenait des proportions incroyables, un potentiel de destruction inimaginable.
Son enveloppe de chair avait disparu, sa silhouette liquide ne se constituait maintenant plus que d'une fine membrane translucide derrière laquelle palpitait et gonflait une entité hybride. Deux âmes pour un corps. L'âme de l'Homme et
l'essence de la Rune.
Ainsi se manifestait la véritable nature du Ründar.
Des lances de lumière vinrent s'abattre sur les colonnades, sur les murs et le dallage du sol. Les éclats de pierre jaillirent et rendirent l'espace meurtrier autour des intrus. Ils se plaquèrent au sol et commencèrent à ramper vers la sortie pendant que le colosse, Rishrim, réduit à l'état d'un amas de viande calcinée, chutait aux pieds du noyau du cataclysme. Là, faisant obstacle à la lumière du jour, debout, Jamus se dressait.
Yrter baissa les yeux. Il tenait un arc dans la main et une flèche empennée de noir y était encochée...
La lèvre supérieure du jeune homme tressauta alors qu'il se concentrait. Son bras se dressa, son oeil, dans l'alignement de la pointe de la flèche se plissa.
Son membre se détendit...
La flèche était partie.
Elle fendait l'air, rien ne pourrait l'arrêter.
Sa tête acérée vint déchirer la fine pellicule contenant le maelström grondant et sa puissance s'en échappa comme l'eau s'écoulait d'une outre percée.
Du torse de Toka, la puissance jaillissait en un geyser turquoise. Il ne pouvait endiguer le torrent de magie. Ses mains éthérées ne constituaient qu'une faible résistance vite écartée.
Un monstre naquit dans son ventre, un dragon aux griffes et aux dents dévastatrices. Une douleur dans son esprit, le monstre dévorait son assurance, rongeait son courage, refermait sa mâchoire sur la force du Gardien...
Il frissonna. Ce monstre, c'était la peur.
Rassemblant les vestiges de son pouvoir envolé, il rematérialisa ses jambes, son bassin, puis son torse et ses membres antérieurs. Son crâne et son visage furieux vinrent en dernier. Les quatre vermisseaux rampaient à leur place, par terre, vers les rayons salutaires du soleil, dans une vaine et désespérée tentative de fuite. Il marcha dans leur direction. Le jeune homme à l'arc venait d'encocher un nouveau trait et se concentrait, mais il n'eut pas le temps d'agir. Toka avait saisi son poignet et d'une torsion rapide, l'avait démis. Il écarta les bras et abattit ses paumes sur les oreilles de son adversaire.
Le sang commença à couler de celles-ci. Jamais plus il n'entendrait.
Ses compagnons commençaient à se relever pour s'engager dans les escaliers de pierre, mais leur poursuivant les prit de vitesse et vint écraser ses deux pieds sur l'échine de l'un des frères qui tomba, paralysé, sur le flanc.
— Non ! hurla son jumeau. NON !
Il s'agenouilla, en larmes, à côté du tas de chair désarticulé, Calvan. Il ne bougeait pas, ne bougerait plus de toute son existence... Il était brisé, de corps et d'esprit. L'affolement naissait dans ses yeux. Chaque battement de cils troublé enfonçait un poignard dans la poitrine de son frère.
Pole gémit en dégainant sa dague et scruta les traits de son bien aimé, de son adoré Calvan. Celui-ci hocha imperceptiblement la tête. Tout disparaissait dans le corps de Pole. Il ne restait de lui qu'une coquille vide animée par la volonté de son frère agonisant. Le vent soufflait si fort autours de lui qu'il crut pouvoir se laisser emporter dans les cieux, à l'abri de toute obligation. Mais le serment le liait. Il leva plus haut son bras.
La lame s'abattit sur le coeur fou, l'embrocha, le découpa et Pole crut que c'était du sien qu'il s'agissait. Tu ne vivras pas infirme, mon frère.
J'agis comme on se l'est promis. Je te libère.
Pole tira sur ses jambes tremblantes. Debout, il observa quelques secondes son chef, le fier Yrter, détalant comme un lapin apeuré vers le pied de la montagne.
Il tourna la tête, toujours sous le choc.
Le Gardien se tenait devant lui et devant son frère.
Son regard perçant sondait l'homme anéanti.
Se demande-t-il ce qu'il va faire de moi ?
Pitié, dieux, faites qu'il me tue.
Les yeux de son interlocuteur se firent plus durs encore qu'auparavant.
Leur éclat perça dans sa cage thoracique un trou énorme. Non, il palpait son buste et aucun creux n'y était formé. Le coupable, il le trouva.
L'anéantissement de toute volonté, de toute dignité, de tout ce qui faisait de lui un homme. Il réalisa n'être plus que le sujet de l'abandon total.
— Non, ne m'épargne pas ! Non...
Mais l'homme s'était retourné. Il marchait paisiblement vers sa demeure, son unique et dernière demeure.
— Non...
Écroulé contre le cadavre de son frère, il suppliait de ses sanglots, de ses tremblements, des râles de son coeur agonisant le Gardien impassible.
Et puis enfin il pivota sur lui-même... Si les larmes n'avaient pas brouillé sa vue, peut-être l'ombre de ce qui fut un homme aurait distingué ce scintillement, la naissance d'une larme sur laquelle l'astre du jour avait reflété ses rayons. Peut-être aurait-il perçu la naissance d'une fugitive compassion.
L'homme tatoué se rapprocha. Sa silhouette , indistincte à travers ce flot salé qui semblait intarissable, masquait bientôt la lumière d'une fin de journée fraîche.
Un contact. Un doigt sur son front diffusa une chaleur nouvelle dans ses membres. Mais son coeur était glacé. Sentant la vigueur soudainement apparue dans ses muscles, Pole parvint à empoigner sa dague. La délivrance était proche.Toka ne resta pas devant l'humain. Il était inutile de l'importuner alors qu'il s’apprêtait à se donner la mort. N'était-ce pas un instant à vivre uniquement en compagnie de son frère ?
Il sourit. Non, pas un moment à vivre...
Entrant dans son temple, il enjamba les reste du barbare. Il y aurait du ménage à faire, ici. Et puis il reprendrait ses exercices, mais pour l'instant, il se sentait faible. Se nourrir un peu ne lui ferait pas de mal.
Il traversa le grand hall et se retrouva face à une porte de fer, parcourue de veines bleues. Elles serpentaient sur le métal, couraient sur la surface froide tels les tatouages sur sa propre peau. Un geste de la main les dissipa temporairement. La porte s'ouvrit vers le trésor que ces hommes étaient venus chercher. Un trésor pour lequel ils avaient donné leur vie, pour lequel de puissants rois enverraient d'autres soldats ou sujets. Ce cycle de mort et de convoitise durait depuis bien longtemps.
Toka soupira. Il lui suffirait d'effleurer le Coeur pour faire s'évanouir sa lassitude.
Il referma la porte derrière lui sur un secret que seul le Gardien avait le droit de connaître et d'apprécier.
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LE PLEUR DE L'ASSASSIN, TOME I DU CYCLE ISFANDRE UN ROMAN DE THIBAULT GUILLERM (DUVODAS)
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